marionnettes traditionnelles en flandres française de langue picarde

 

Plus de 50 somptueuses marionnettes anciennes et de très nombreux objets, costumes, maquettes, documents originaux.

 

Dans la seconde partie du XIXème siècle, dans la période de l´expansion industrielle, des dizaines de petits théâtres de marionnettes jouaient dans des caves, des greniers, des estaminets pour les spectateurs des quartiers populaires de la région lilloise mais aussi à Valenciennes ou Arras.
Imitation du théâtre d´acteurs, substitut ou complément à la lecture, ce "théâtre du pauvre" est un moyen d'apprendre l'histoire de France à travers de grands "drames de combat", de s´émerveiller devant les déclamations en français grandiloquent parfois parsemées de picardismes involontaires.


On devenait français au théâtre de marionnettes. Le spectacle se terminait avec un "boboche", petite comédie dont les héros parlaient la langue populaire, le picard (ou "patois"). Louis et Gustave de Budt, Nassez, Muller, Fieuw et bien d'autres ont laissé leurs noms dans la mémoire des anciens Lillois, tandis qu´à Roubaix, Louis et Léopold Richard dominèrent tout un monde de modestes "montreurs de marionnettes".

Mousquetaires

Entre 1830 et 1914 et surtout dans le dernier quart du XIXème siècle, les théâtres de marionnettes des quartiers ouvriers pullulent à Roubaix et dans l'agglomération lilloise.
Une vingtaine de modestes "montreurs de marionnettes" présentaient à la même époque, vers 1880, à Roubaix, des spectacles, le plus souvent pour adultes, composés de grands "drames de combat" et d'une pièce comique patoisante.
Louis Richard, seul à vivre de son art, domina ce petit monde d'artistes populaires avec un vrai théâtre, 500 à 600 marionnettes, des milliers de costumes, et contribua largement à l´apprentissage du français et de l´histoire de France grâce à son "théâtre du pauvre". Avec son fils Léopold et son petit-fils Florien, son œuvre a survécu et, est aujourd'hui, en plein renouveau à Roubaix.

Avec des castelets de nombreuses marionnettes, une quinzaine de panneaux, des documents, des costumes, des armes, l´ensemble permet non seulement, de présenter des témoignages d'un art populaire et de précieuses traces d'un riche patrimoine mais aussi de restituer un élément important de la culture populaire de la région lilloise dans son environnement économique, linguistique et social.

Révolution française